Cordouan à l’UNESCO

Le phare de Cordouan éclaire depuis 1611 l’embouchure de l’Estuaire de la Gironde. Premier phare classé monument historique en 1862, seul phare en mer encore en activité, habité en permanence par des gardiens et ouvert à la visite, il est considéré comme une merveille d’architecture et un symbole de l’innovation technologique. Point de repère incontournable depuis la mer et les deux rives de l’Estuaire, il est ce monument sentinelle trait d’union entre terre et mer qui veille sur les hommes.

Depuis 2010, les acteurs du territoire, l’Etat, la Région Nouvelle-Aquitaine, les Départements de la Charente Maritime et de la Gironde et le Syndicat Mixte pour le développement durable de l’Estuaire de la Gironde (SMIDDEST), gestionnaire du phare, sont regroupés pour valoriser ensemble le monument. lls portent le programme ambitieux de rénovation prévu jusqu’en 2021, et une démarche environnementale et culturelle au service du développement du territoire.

Cette volonté de porter haut le rayonnement et la conservation de ce bien exceptionnel se concrétise aujourd’hui par une candidature à l’inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Lancée officiellement en 2016, elle mobilise toute une région dans une vision pérenne, ambitieuse et respectueuse du monument et de son environnement. Elle soulève aussi un nouvel engouement des habitants, des médias et des publics du monde entier.

Cap sur l’UNESCO

En janvier 2019, la France a déposé le dossier du phare de Cordouan comme seul bien représentant le pays au prochain Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO. La phase de sélection internationale est en cours et il reste désormais plus que quelques mois pour savoir si le phare de Cordouan rejoindra la liste des biens culturels inscrits au Patrimoine
mondial de l’Humanité à l’UNESCO

Soutenez la candidature en vous connectant ICI.

(image prinicipale © Dominique Abit)

Don exceptionnel reçu en juillet de madame Sybille de VENDEUVRE

COMMISSION PATRIMOINE

Don exceptionnel ; pratiquement 500 pièces du service de table du « GIRUNDIA ». Madame Sybille de VENDEUVRE est la petite fille d’un membre à vie depuis 1925 du Club ( présence 1907-1967) Pierre DUPUY. Fils de Jean DUPUY, ministre, il devient député à 26 ans de la Gironde et directeur propriétaire du journal « Le Petit Parisien » avec son frère. Il achète en 1930 ce yacht construit en 1910. Cadeau également de 2 magnifiques nappes et serviettes dont l’une au pavillon personnel de Pierre DUPUY. Histoire d’une famille et de ce yacht prestigieux à vous raconter dans un prochain BO. Au début, mon information par l’amiral Édouard GUILLAUD lors d’un Conseil, je contacte alors l’amiral Jacques LAUNAY, ce dernier, ami de madame de VENDEUVRE, a permis ce don historique, je les remercie au nom de la Commission et du YCF. Don pratique car depuis 2 mois une partie de ce service est visible au YCF et utilisée par notre restaurateur Thierry Le LUC. Merci aussi à Laure de TOCQUEVILLE et Nicole RONDEAU pour leur aide. Détail : service en métal argenté fabriqué par la Manufacture anglaise de Elkington. Ceux d’entre nous qui avons pu venir déjeuner au Club avant vendredi dernier ont déjà pu apprécier ces objets, tous chiffrés GIRUNDIA.

A suivre …

Livre : Skippers au large

Publié par notre collégue Ludovic Sorlot, découvrez ou redécouvrez les aventures et parcours de 30 skippers, coureurs au large connus ou moins connus. Comment ont-ils réussi à vivre leur passion, ce qu’ils ont vécu, ce qu’ils partagent… Un aperçu de la Course au large pour ceux qui voudraient se lancer, vivre ou revivre des aventures incroyables.

Préface par Philippe Héral, président du Yacht Club de France.

En vente par correspondance sur le site www.courseaularge.com

Bateau de membre : Vert Galant

Vert Galant entre en restauration pour revenir en condition de navigation. Ce bateau est classé Monument Historique et possède le label Bateau d’intérêt du Patrimoine (BIP). Vous pouvez contribuer sur le DARTAGNANS – Mousquetaires du Patrimoine.


Vert Galant est donc un bateau dessiné et construit en 1934 en Norvège par un très célèbre architecte Norvégien, Johan Anker.

Dès la fin de sa construction le bateau est arrivé en France et à eu plusieurs propriétaires relativement connu à l’époque. Son premier Propriétaire fut Hubert de Saint Senoch, le fils de Virginie Hériot, la première femme française a avoir obtenu la médaille d’Or au Jeux Olympiques de 1928. Il décide de lui donner Cannes comme Port d’Attache. Il a beaucoup navigué entre Monaco, Cannes, Antibes, et Marseille jusque dans les années 1970.

En 1970 il est racheté par Monsieur Jacques Chauveau qui lui donne Saint-Malo comme port d’attache. Cet homme fut Vice Président du Musée de la Marine et a beaucoup oeuvré pour la conservation du patrimoine maritime.

En 2001, nous le rachetons pour l’emmener sur l’Ile de Noirmoutier. En effet, Noirmoutier, au travers de son club, le Cercle de Voile du Bois de la Chaize, possède une flotte de 7 bateaux de la même série, ce qui permets l’organisation de belles régates depuis 20 ans cette année !

Vert Galant est classé Monument Historique depuis 1992 et possède le label Bateau d’intérêt du Patrimoine (BIP) depuis 2005 qui est décerné par la Fondation du Patrimoine maritime et fluvial.

Ce bateau a participé à une dizaine de Championnat du Monde et de Championnat d’Europe en se classant toujours très convenablement. Ce bateau participe régulièrement aux Voiles de Saint Tropez, aux Régates Royales de Cannes et au Challenge Métrique, un circuit de 3 régates en Atlantique qui est dédié au bateau de cette Jauge.

Alexandre Anginot

1844, Charles Rigault de Genouilly régates avec les anglais

Par Anne Bolloré-Laborde – Commission du Patrimoine

Juillet 1844. Au large de Singapour, le (futur) Amiral, Ministre de la Marine et Président du Yacht Club de France, Charles Rigault de Genouilly, « en régate » avec les Anglais.

Le conflit armé entre la Grande Bretagne et la Chine, connu sous le nom de Première Guerre de l’Opium, a pris fin en août 1842 avec le traité de Nankin. Les puissances occidentales, impatientes de s’engouffrer dans la brèche percée dans le protectionnisme chinois, s’empressent de dépêcher des légations chargées de négocier des traités de commerce.

Aussi, en juillet 1844 à Singapour on trouve trois bâtiment français – les corvettes La Sabine et La Victorieuse et la frégate La Sirène ainsi que la corvette britannique Iris. L’heure est à l’Entente Cordiale. Le rapprochement diplomatique se traduit dans la mer de Nan Hai par une assistance et une solidarité sans faille entre Britanniques et Français.

Le commandant de la corvette HMS Iris, le capitaine Rodney Mundy trouve une manière pacifique d’en découdre avec les Français : il propose d’affronter successivement en régate les trois bâtiments français. Leurs commandants Guérin, Rigault de Genouilly et Charner) acceptent sans hésiter. Ils ont peu de considération pour les qualités de l’Iris, qu’ils appellent la courte corvette, et tiennent que, si elle peut faire jeu égal avec La Sabine ou La Victorieuse, elle n’a aucune chance contre La Sirène.

Pourtant, les trois courses, jugées à partir du rocher Pedra-Branca, furent remportées coup sur coup par HMS Iris. Peut-être aurait-il fallu se méfier des personnalités :

  • De son architecte : William Symonds, avait connu, enfant, le baptême du feu à Groix, et, pendant, les guerres de l’Empire, il s’était senti humilié par la rapidité des bâtiments français. Dans les années 1820, il avait profité d’un petit héritage pour dessiner des yachts de plaisance, qui attirèrent l’attention de ces grands amateurs qu’étaient George Vernon, et le duc de Portland, assurant un rebond à une carrière qui le conduisit alors au poste de Contrôleur général de la Marine (Surveyor of the Navy)
  • De son commandant : Rodney Mundy était le petit-fils de l’Amiral George Brydges Rodney, qui avait infligé à la France en 1782 la défaite des Saintes, et qui est connu pour avoir le premier utilisé la tactique de percement de la ligne ennemie. Perfectionniste, Mundy venait de travailler plusieurs mois avec Symonds à l’amélioration de l’Iris.

A défaut du compte-rendu de la régate courue par Rigault de Genouilly, les lignes qui suivent sont extraites des souvenirs d’un passager de La Sirène, Charles Lavollée, fonctionnaire des Douanes envoyé en mission commerciale en Chine :

« Les deux navires courraient parallèlement à une distance d’environ un mille. Nous distinguions, à la longue vue, les officiers de l’Iris, debout sur la dunette, et, au milieu d’eux, le capitaine donnant à chaque instant ses ordres pour rectifier la voilure et profiter des plus légères variations du vent. De notre côté, le commandant (y) veillait lui-même avec la plus grande attention (…). Il s’était engagé entre les deux navires, entre les deux pavillons, toujours et partout rivaux, une lutte d’amour-propre, à laquelle chacun de nous prenait part de la pensée et des yeux, comme s’il se fût agi d’un duel national (…) Au lieu de lutter avec leurs canons, les deux navires luttaient avec leurs voiles (…) L’Iris, plus fine de coupe, plus légère à manœuvrer, semblait à peine toucher la mer, tandis que La Sirène, sous la vigoureuse impulsion de sa voilure, oubliait le poids de sa lourde artillerie et fendait les lames avec une rapidité presque égale. Cette lutte dura plus de six heures, pendant lesquelles nous franchîmes près de cinquante milles. La corvette anglaise, favorisée par une rafale, passa enfin devant notre beaupré en nous saluant courtoisement de son pavillon. »

Une rencontre qui promet : trois des quatre protagonistes seront ultérieurement élevés aux dignités d’Amiral de France ou d’Amiral de la Flotte : Charles Rigault de Genouilly) en 1864, Léopold Charner en 1867, Rodney Mundy en 1877.

Dans les salons du Yacht Club de France : Rigault de Genouilly, dont le portrait en pied- en tant que premier président – nous accueille dans l’entrée du Club, fut aussi l’ultime ministre de la Marine du second Empire, et le premier président de la Société Française de secours aux naufragés, fondée en 1867 sur ses indications, et à laquelle il légua la plus grande partie de sa fortune.

Rendez-vous dans les mers de Chine : Rigault de Genouilly et Charner représenteront à nouveau la France dans les mers de Chine, mais dans des circonstances moins pacifiques. Le contre-amiral (puis vice-amiral) Rigault de Genouilly prit en 1857 le commandement de la division française des mers de Chine, placée en 1860 sous l’autorité du vice-amiral Charner, commandant en chef des forces navales dans les mers de Chine. Avec un autre camarade polytechnicien (déjà en mission dans la région lors de la régate), Théodore Page, ils conduiront la Seconde Guerre de l’opium et la conquête de l’Indochine.


Notes

La Sabine 1837, corvette de 30, classe Héroïne. Capitaine de corvette Guérin.

La Victorieuse corvette de 30.  Capitaine de frégate Charles Rigault de Genouilly, 1807-1873

La Sirène 1823, frégate de 50, classe Calypso. Capitaine de vaisseau Léopold-Victor Charner, 1797-1869

HMS Iris 1840, corvette de 26, classe Vestal.   Captain Rodney Mundy, 1805- 1884.

La commission du Patrimoine travaille toujours !

Souvenirs sur -ALAIN GERBAULT-
Notre ami Philippe Valetoux, ancien pilote du Havre, administrateur de la SNSM et qui s’occupe du Patrimoine de la SRH nous a demandé de consulter sur lui plusieurs de nos BO de 1929.

Nous avons pu voir ainsi les articles qui relatent son arrivée triomphale au Havre le 26 juillet, sa nomination comme membre à vie, son arrivée avec son « FIRE CREST » à Paris le 27 septembre, sa réception au YCF, la remise de son cadeau, un globe terrestre fait par la maison Cartier et un témoignage de son amitié avec Virginie Hériot, qui a écrit le 17 juillet 1929 en route pour le Solent soit juste avant de gagner la Coupe de France devant Ryde au nord-est de l’île de Wight.

Don exceptionnel de madame Françoise SCHELCHER

que nous remercions vivement ainsi que notre ami Christian CHAUFOUR qui a servi d’intermédiaire en lui marquant notre intérêt pour la bibliothèque du Club.

9 journaux de bord de Xavier SCHELCHER, UYF en 1892, arrière grand-père de son époux et notre cher collègue hélas disparu récemment.

Récits illustrés de ses croisières 1892-1899 sur les mers de l’Europe du Nord, avec sa goélette à hélice, yawl à vapeur, « MEDJÉ » ce qui était innovant.

istoires de marins rares pour nous, l’essentiel de nos récits racontent plutôt des navigations de voiliers.

Lors de la remise du « meilleur journal de bord » reçu en 2019, nous célébrerons en avril ou en juin la longue tradition familiale d’appartenance au Club de la famille SCHELCHER en la présence, nous l’espérons, de notre collègue madame Françoise SHELCHER. Nous honorerons également la mémoire de son mari Marc, admis en 1958 et membre à vie.

COMMISSION PATRIMOINE – 4 dons exceptionnels et 1 nouveau livre de François Puget

Nous félicitons les auteurs et remercions tous les donateurs vivement.

  • « l’appel du large » par et de Martin BOYER dédicacé à Nicole Rondeau et à notre Président. Histoire passionnante d’une famille française ou cinq siècles d’aventures maritimes. Exemplaire 160/200. Ouvrage destiné à la famille dont de nombreux membres du Club. Martin Boyer est l’arrière petit fils du célèbre peintre Lucien Simon dont le beau-frère était André Dauchez …Venez à la bibliothèque découvrir toute cette belle histoire. En couverture Lucien Simon – paysage marin vu de la pointe de Sainte Marine-
    « Trophée Jules Vernes, le record extraordinaire » offert par Vincent CAMPREDON directeur du MnM au Président et à Jean-Louis Benoist. en liaison avec l’exposition au MnM de Brest jusqu’en janvier 2021. Nous avons prêté une douille gravée et tirée lors de l’exploit du premier vainqueur Bruno Peyron. Saga de nos meilleurs marins. Cadeaux de Noël ( 29 e )à vous faire ou à offrir.
  • « Journal 1845-1861 Alexandre de Soye » . Offert et publié par André ALGRIN Véritable journal d’un intendant militaire en Algérie qui cite 23 navires de commerce et de guerre.
  • « Belle plaisance Erdre et Loire 1880-1930 » par et de François PUGET, notre brillant conférencier de septembre sur les yachts bretons de Gustave Caillebotte
  • « le livre d’or de la Légion Étrangère » don du Général Tristan VERNA via Alexis LATTY.« L’indomptable » fut le seul contretorpilleur à porter la grenade et les couleurs verte et rouge sur son fanion.