Exposition septembre – Annette Cailliau Beauvois

Malgré l’annulation de notre coquetel du 2 septembre, l’épouse de notre cher ami, ancien président de la Commission du Patrimoine, l’amiral Jean-Pierre BEAUVOIS, exposera des esquisses et aquarelles vendues au bénéfice d’ associations caritatives : la SNSM, Mère Thérèsa, Chrétiens d’Orient, Chiffonniers d’Emaüs …
Ne les manquez pas au salon de Roany si vous participez à des réunions ou déjeuners …et aider ces œuvres et leurs actions si indispensables.

« Peindre la mer, c’est peindre les âmes, l’aimer et la contempler.Submergée par le mystère des vagues et de leurs colères. J’aime la mer, les marins, les marines. C’est pourquoi je peins »

Annette Cailliau Beauvois

Expositions :
  • Paris, 1978
  • Neuilly, 1980
  • Paris Vincennes, 1984
  • Restauration de tableaux, 1984 à 1998
  • Cercle de la mer, 1998
  • Musée de la marine, 1999
  • Espace Brémontier, 2000 et 2004

Dhream Cup

Organisé par notre collègue Jacques Civilise et porté par le YCF, l’édition 2020 de la Drheam Cup-Destination Cotentin a été un succès.

Avec un programme amménagé du fait de la crise sanitaire, une centaine d’équipages a rejoint La Trinité depuis Cherbourg, dans des conditions optimales. Au moins une douzaine de membres du club y participaient.

Revivez le départ (retransmis en directe sur France 3)

ou retrouver directement : La vedette de la SNSM arborant le guidon du Président et Jacques Pelletier et son équipage.

Classement des membres

Ultime

  • 1er – Franck Cammas – Edmond de Rothschild 

IRC en équipage

  • 1er – Lann’Ael – Yan-Eric Pin
  • 2e – Fastwave 6 – Gaetan Zulian
  • 5e IRC – L’Ange de Millon – Jacques Pelletier, Bill-Hugues Leclerc, Pierre Ferrand, Sébastien David
  • 12e IRC – Baradoz – Xavier Bellouard, Emeric Leveaux-Vallier

IRC – Double

  • 4e – Foggy Dew –  Noel Racine
  • 21e – Karavel – Denis Lazat

Multi 2000

  • 4e – No Limit – Yann Marrilley

Classique

  • 1e – Faiaoahe – Remy Gerin

Class 40

  • 9e – Vicitan – Olivier Delrieu

Tous les classements : ici

A bord de Baradoz

Baradoz sortait d’un gros chantier d’optimisation qui a été réalisé pendant le confinement, et la Dream Cup nous a permis de valider ces optimisations, et nous sommes plutôt satisfaits de celles-ci :

  • Installation de Bastaques
  • Installation de 2 nouveaux Winch sur l’arrière du cokpit
  • Etanchéité du bateau (nous chargions bcp d’eau sur les dernières courses, et nous avons entièrement revu l’étanchéité)
  • Nouveau Solent
  • Nouveau gennaker cableless
  • Nouveau lazy jack
  • Nouveau système de drosse d’enrouleur qui reviennent au piano pour l’ensemble des voiles avant
  • Changement GPS
  • Installation de feu de pont

Globalement Baradoz est un bateau qui au prés dans la molle est vraiment collé et n’est pas compétitif vis à vis de la flotte. Mais dès que le vent rentre avec plus de 18nds de vents, nous arrivions à être entre 0,5 et 2 nds plus vite que l’ensemble de la flotte, et nous sommes vraiment satisfait de cela.

Nous avons passé la bouée d’Omonville en dernière position après ce départ au près dans la molle, puis nous avons fait une belle remonté jusqu’à la bouée W Shamble puis nous sommes ensuite aller cherché au large, du vent ou le bateau avançait entre 15 et 17 nds jusqu’au Cap Lizard ou nous nous sommes retrouvé bloqué pendant 3 heures a essayé d’attraper le vent de nord à l’intérieur de la baie. Nous avons ensuite très bien fonctionné entre 12 et 14 nds jusqu’à Sein. Sous la chaussé de sein nous avons envoyé le Gennaker qui nous a propulsé à 15 nds à 110 du vent. Nous allions alors 4 nds plus vite que l’ensemble des bateaux autour et devant nous. A Penmarch nous avons été bloqués pendant 5 heures dans une molle, puis avons enfin réussi à repartir direction La Trinité-sur-mer ou nous avancions 2 nds plus vite que les bateaux devant nous mais malheureusement la distance trop importante ne nous a pas permis de les rattraper.

C’était une bonne remise en jambe qui a fait du bien à l’équipage mais aussi au bateau pour valider toutes les modifications.

Emeric Leveau-Vallier

A bord de L’Ange de Milon

Les Estivales

Deux éditions des Estivales du Yacht Club de France se sont déroulées les 8 et 22 juillet.

De nombreux membres et leurs amis se sont retrouvés dans le jardin pour profiter de ces douces soirées en bonne compagnie.

Rendez-vous à la rentrée.

 

 

Bateau de membre : Vert Galant

Vert Galant entre en restauration pour revenir en condition de navigation. Ce bateau est classé Monument Historique et possède le label Bateau d’intérêt du Patrimoine (BIP). Vous pouvez contribuer sur le DARTAGNANS – Mousquetaires du Patrimoine.


Vert Galant est donc un bateau dessiné et construit en 1934 en Norvège par un très célèbre architecte Norvégien, Johan Anker.

Dès la fin de sa construction le bateau est arrivé en France et à eu plusieurs propriétaires relativement connu à l’époque. Son premier Propriétaire fut Hubert de Saint Senoch, le fils de Virginie Hériot, la première femme française a avoir obtenu la médaille d’Or au Jeux Olympiques de 1928. Il décide de lui donner Cannes comme Port d’Attache. Il a beaucoup navigué entre Monaco, Cannes, Antibes, et Marseille jusque dans les années 1970.

En 1970 il est racheté par Monsieur Jacques Chauveau qui lui donne Saint-Malo comme port d’attache. Cet homme fut Vice Président du Musée de la Marine et a beaucoup oeuvré pour la conservation du patrimoine maritime.

En 2001, nous le rachetons pour l’emmener sur l’Ile de Noirmoutier. En effet, Noirmoutier, au travers de son club, le Cercle de Voile du Bois de la Chaize, possède une flotte de 7 bateaux de la même série, ce qui permets l’organisation de belles régates depuis 20 ans cette année !

Vert Galant est classé Monument Historique depuis 1992 et possède le label Bateau d’intérêt du Patrimoine (BIP) depuis 2005 qui est décerné par la Fondation du Patrimoine maritime et fluvial.

Ce bateau a participé à une dizaine de Championnat du Monde et de Championnat d’Europe en se classant toujours très convenablement. Ce bateau participe régulièrement aux Voiles de Saint Tropez, aux Régates Royales de Cannes et au Challenge Métrique, un circuit de 3 régates en Atlantique qui est dédié au bateau de cette Jauge.

Alexandre Anginot

Jean Raspail

Jean Raspail et Gilbert Hurel à bord de la Mauve

Explorateur insatiable des cinq continents, écrivain talentueux, catholique engagé, homme de convictions affirmées et controversées, Consul indiscuté et révéré de Patagonie, Jean Raspail fut admis au YCF en novembre 1990, parrainé par Jacques Dauphin et Gwenaël Bolloré.

Il a été vice-président du Jury du Dauphin d’Or, prix littéraire de la mer, créé en 1991 par le Yacht Club de France avec le soutien de Jacques Dauphin. Ce prix couronnait une œuvre de langue française illustrant les valeurs de référence du YCF : la mer, ses traditions, la navigation, la solidarité et les qualités humaines à la mer ainsi que la sauvegarde de l’environnement maritime tant sur le plan culturel qu’écologique.

Jean Raspail au YCFEn février 2016, Jean Raspail avait avec Gilbert Hurel donné une conférence dans les salons du Club sur ses extraordinaires expéditions patagonnes dans l’archipel des Minquiers au grand dam de la Couronne britannique ; une présentation de sa vision pour l’avenir du royaume de Patagonie. Le succès fut tel que deux articles l’un de Gilbert Hurel, l’autre de l’amiral Yves Lagane, paraissaient dans la rubrique « Heritage» du Bulletin Officiel du YCF n°359 – Printemps 2016 (pages 31 et suivantes).

Le Conseil d’administration lui avait conféré l’honorariat le 19 mai dernier ; il en avait été très touché, quelques jours avant de nous quitter ce samedi 13 juin à l’orée de ses 95 ans.

Le Figaro de ce lundi aborde différentes facettes de ce personnage hors du commun dont l’élégance, la passion et le regard souriant du souvenir de ses aventures comme de ses rêves nous manqueront.

Philippe Heral

Président Yacht Club de France

Mille et une photos pour la SNSM

A l’occasion de la Journée nationale des Sauveteurs en Mer – Mille SNSM
qui aura lieu le 28 juin, la SNSM lance un concours photos.

Du 8 au 27 juin, publiez votre plus belle photo sur le thème de la mer et du littoral français (métropole et outre-mer).
Chaque semaine, l’auteur du plus beau cliché gagnera une sélection de cadeaux.

Tous les détails sur : Mille et une photos pour la SNSM 

Règlement – Concours photo – Mille et une photos pour la SNSM – 2020

1844, Charles Rigault de Genouilly régates avec les anglais

Par Anne Bolloré-Laborde – Commission du Patrimoine

Juillet 1844. Au large de Singapour, le (futur) Amiral, Ministre de la Marine et Président du Yacht Club de France, Charles Rigault de Genouilly, « en régate » avec les Anglais.

Le conflit armé entre la Grande Bretagne et la Chine, connu sous le nom de Première Guerre de l’Opium, a pris fin en août 1842 avec le traité de Nankin. Les puissances occidentales, impatientes de s’engouffrer dans la brèche percée dans le protectionnisme chinois, s’empressent de dépêcher des légations chargées de négocier des traités de commerce.

Aussi, en juillet 1844 à Singapour on trouve trois bâtiment français – les corvettes La Sabine et La Victorieuse et la frégate La Sirène ainsi que la corvette britannique Iris. L’heure est à l’Entente Cordiale. Le rapprochement diplomatique se traduit dans la mer de Nan Hai par une assistance et une solidarité sans faille entre Britanniques et Français.

Le commandant de la corvette HMS Iris, le capitaine Rodney Mundy trouve une manière pacifique d’en découdre avec les Français : il propose d’affronter successivement en régate les trois bâtiments français. Leurs commandants Guérin, Rigault de Genouilly et Charner) acceptent sans hésiter. Ils ont peu de considération pour les qualités de l’Iris, qu’ils appellent la courte corvette, et tiennent que, si elle peut faire jeu égal avec La Sabine ou La Victorieuse, elle n’a aucune chance contre La Sirène.

Pourtant, les trois courses, jugées à partir du rocher Pedra-Branca, furent remportées coup sur coup par HMS Iris. Peut-être aurait-il fallu se méfier des personnalités :

  • De son architecte : William Symonds, avait connu, enfant, le baptême du feu à Groix, et, pendant, les guerres de l’Empire, il s’était senti humilié par la rapidité des bâtiments français. Dans les années 1820, il avait profité d’un petit héritage pour dessiner des yachts de plaisance, qui attirèrent l’attention de ces grands amateurs qu’étaient George Vernon, et le duc de Portland, assurant un rebond à une carrière qui le conduisit alors au poste de Contrôleur général de la Marine (Surveyor of the Navy)
  • De son commandant : Rodney Mundy était le petit-fils de l’Amiral George Brydges Rodney, qui avait infligé à la France en 1782 la défaite des Saintes, et qui est connu pour avoir le premier utilisé la tactique de percement de la ligne ennemie. Perfectionniste, Mundy venait de travailler plusieurs mois avec Symonds à l’amélioration de l’Iris.

A défaut du compte-rendu de la régate courue par Rigault de Genouilly, les lignes qui suivent sont extraites des souvenirs d’un passager de La Sirène, Charles Lavollée, fonctionnaire des Douanes envoyé en mission commerciale en Chine :

« Les deux navires courraient parallèlement à une distance d’environ un mille. Nous distinguions, à la longue vue, les officiers de l’Iris, debout sur la dunette, et, au milieu d’eux, le capitaine donnant à chaque instant ses ordres pour rectifier la voilure et profiter des plus légères variations du vent. De notre côté, le commandant (y) veillait lui-même avec la plus grande attention (…). Il s’était engagé entre les deux navires, entre les deux pavillons, toujours et partout rivaux, une lutte d’amour-propre, à laquelle chacun de nous prenait part de la pensée et des yeux, comme s’il se fût agi d’un duel national (…) Au lieu de lutter avec leurs canons, les deux navires luttaient avec leurs voiles (…) L’Iris, plus fine de coupe, plus légère à manœuvrer, semblait à peine toucher la mer, tandis que La Sirène, sous la vigoureuse impulsion de sa voilure, oubliait le poids de sa lourde artillerie et fendait les lames avec une rapidité presque égale. Cette lutte dura plus de six heures, pendant lesquelles nous franchîmes près de cinquante milles. La corvette anglaise, favorisée par une rafale, passa enfin devant notre beaupré en nous saluant courtoisement de son pavillon. »

Une rencontre qui promet : trois des quatre protagonistes seront ultérieurement élevés aux dignités d’Amiral de France ou d’Amiral de la Flotte : Charles Rigault de Genouilly) en 1864, Léopold Charner en 1867, Rodney Mundy en 1877.

Dans les salons du Yacht Club de France : Rigault de Genouilly, dont le portrait en pied- en tant que premier président – nous accueille dans l’entrée du Club, fut aussi l’ultime ministre de la Marine du second Empire, et le premier président de la Société Française de secours aux naufragés, fondée en 1867 sur ses indications, et à laquelle il légua la plus grande partie de sa fortune.

Rendez-vous dans les mers de Chine : Rigault de Genouilly et Charner représenteront à nouveau la France dans les mers de Chine, mais dans des circonstances moins pacifiques. Le contre-amiral (puis vice-amiral) Rigault de Genouilly prit en 1857 le commandement de la division française des mers de Chine, placée en 1860 sous l’autorité du vice-amiral Charner, commandant en chef des forces navales dans les mers de Chine. Avec un autre camarade polytechnicien (déjà en mission dans la région lors de la régate), Théodore Page, ils conduiront la Seconde Guerre de l’opium et la conquête de l’Indochine.


Notes

La Sabine 1837, corvette de 30, classe Héroïne. Capitaine de corvette Guérin.

La Victorieuse corvette de 30.  Capitaine de frégate Charles Rigault de Genouilly, 1807-1873

La Sirène 1823, frégate de 50, classe Calypso. Capitaine de vaisseau Léopold-Victor Charner, 1797-1869

HMS Iris 1840, corvette de 26, classe Vestal.   Captain Rodney Mundy, 1805- 1884.

Déconfinement : Les Sauveteurs en Mer appellent les adeptes de la mer à la prudence

Paris, le 20 mai 2020

Suite à la reprise de la navigation et à la réouverture de certaines plages, nombreux sont les amoureux de la mer qui profitent à nouveau des plages, prennent le large le temps d’une sortie en mer en bateau ou lors d’activités nautiques.

Les interventions sont reparties à la hausse depuis le 11 mai et la SNSM appelle à la prudence, notamment à l’approche du week-end de l’Ascension : avaries moteur, bateaux à la dérive, kayakistes disparus, accidents de plongée, voiliers échoués, kite-surfeurs en difficulté etc… les plaisanciers sont nombreux à être secourus par les Sauveteurs en Mer ces derniers jours. Restez vigilants !

Les gestes barrières doivent toujours être respectés : la SNSM livre ses recommandations pour profiter de la mer et des plages en toute sécurité. Protégez-vous, protégez-nous !

Les bons réflexes sur la plage :

  • Prenez connaissance, auprès de la mairie, des consignes locales (ouverture de la plage, autorisation de baignade) avant toute activité sur la plage. Évitez de vous rendre sur la plage pendant les heures de grande affluence.
  • À votre arrivée sur la plage, consultez le tableau d’information affiché au poste de secours.
  • Informez-vous notamment sur les conditions météorologiques et les conditions de baignade.
  • Portez un masque pour venir au poste de secours et n’entrez dans le périmètre qu’après accord d’un sauveteur.
  • Choisissez les zones de baignade surveillées.
  • Respectez les mesures barrières en vigueur et notamment la distanciation sociale, sur la plage comme dans l’eau.
  • Surveillez vos enfants en permanence.
  • Avant de pratiquer un loisir nautique, prenez en compte vos capacités techniques et votre forme physique.
  • Le port du masque est déconseillé pour nager en mer.

Les bons réflexes avant de prendre la mer :

  • Avant toute sortie en mer, vérifiez le bon fonctionnement de votre bateau et de ses équipements. À bord, portez votre gilet de sauvetage.
  • Adaptez votre programme de navigation en fonction des capacités de votre bateau et de l’entraînement de votre équipage.
  • Si vous doutez de votre capacité à naviguer seul, il vaut mieux ne pas appareiller.
  • Gardez vos distances sur les pontons et portez un masque.
  • Évitez d’embarquer des personnes issues de plusieurs foyers sur un même bateau.
  • Désinfectez-vous les mains à l’arrivée à bord.
  • Désinfectez toutes les commandes et points de contact régulièrement.
  • À bord, respectez au mieux les mesures barrières.
  • Si une personne présente des symptômes du Covid-19 à bord, signalez-la au CROSS pour qu’il puisse organiser son accueil à terre.

ÉQUIPEZ-VOUS DE DIAL

La SNSM conseille également aux pratiquants de sports nautiques de s’équiper de DIAL afin d’être localisable en cas de problème. Plusieurs kitesurfers, kayakistes, plongeurs ou apnéistes en difficulté ont été secourus par la SNSM récemment.

Le 17 mai, le semi-rigide de la station SNSM d’Arès en Gironde, a été engagé dans un important dispositif de recherche au profit d’un kayakiste disparu dans le bassin d’Arcachon. Son kayak a malheureusement été retrouvé vide et chaviré, et malgré de plusieurs heures de recherche, l’homme n’a pas été retrouvé.

À la dérive et équipé d’un DIAL, le kayakiste aurait pu être localisé rapidement par les secours. Équipez-vous !

DIAL, Dispositif Individuel d’Alerte et de Localisation, reconnaissable par sa couleur orange, permet aux pratiquants d’être localisés en temps réel et d’alerter leurs proches et/ou les secours.

En donnant la localisation exacte du porteur du bracelet en cas de danger, DIAL réduit significativement les délais d’intervention des secours.

DIAL est en vente dans les stations SNSM et sur la boutique en ligne de la SNSM : https://laboutique.snsm.org/

Message de Nicolas Henard – Président de la Fédération Française de Voile

En cette période de confinement, sans activités nautiques, la Fédération Française de Voile s’emploie à maintenir un lien avec ses membres et à accompagner ses clubs face à cette situation inédite. Pour cela plusieurs opérations ont été menées par l’équipage de la FFVoile. Sachez notamment que nous avons réalisé en 15 jours une grande enquête nationale qui nous aura permis de recueillir les besoins et les demandes de nos clubs affiliés et, avec notre partenaire Virtual Regatta, nous avons permis à nos clubs de créer autant de compétitions de voile virtuelle qu’ils le souhaitent afin que la convivialité et le lien perdurent autour de notre passion de la voile.

Il est dans notre rôle de soutenir nos professionnels et nos bénévoles, tout comme de maintenir un lien avec nos membres. Dans ce processus, vous aussi, vous avez un rôle clé en tant qu’ancien membre et licencié d’un club de voile. C’est aujourd’hui que votre club a besoin de vous. En prenant dès à présent votre cotisation et votre licence pour l’année 2020, sans attendre le retour à une situation normale, vous participez à la bonne santé de votre sport, votre passion. Pour tous nos clubs il est essentiel de ne pas rester dans le flou, c’est pourquoi il est important de leur apporter un soutien dès maintenant, même si vous n’avez prévu de retrouver les plans d’eau que dans quelques semaines.

Notre objectif commun est que nos clubs conservent une situation saine pour permettre la bonne organisation des activités nautiques au moment du déconfinement. Plus le nombre de clubs en bonne santé à la fin de cette crise sanitaire sera grand, plus il y aura de stages et de régates. Un réseau serein et bien organisé sera plus en mesure de vous proposer des services et des activités quand vous aurez enfin la possibilité d’aller sur l’eau. Il est donc important d’anticiper l’après-confinement en marquant dès aujourd’hui votre solidarité envers votre club.

Tous les clubs ont été sensibilisés ces derniers jours pour mettre en place des moyens de paiement facile soit en ligne soit en vous adressant leur RIB. N’attendez donc pas pour contacter un club et notamment YACHT CLUB DE FRANCE, où vous étiez licencié pour la dernière fois.

Nous espérons tous que cette situation soit la plus courte possible et que nous pourrons tous nous retrouver dans nos clubs, pour échanger et naviguer ensemble. Je peux vous garantir que nos clubs ont à cœur de proposer un planning d’activités de loisirs et de régates conséquent pour cet été et pour l’automne prochain afin que vous puissiez naviguer le plus possible dès la reprise des activités.

La notion d’équipage n’est pas vaine dans notre sport, nous le savons. Aujourd’hui la France forme un grand équipage et c’est ensemble dans le même bateau que nous arriverons à endiguer cette épidémie et que nous nous retrouverons sur nos plus beaux plans d’eaux. En attendant prenez soin de vous et de vos proches.

Nicolas Hénard, Président de la Fédération Française de Voile